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Mark Gasson, le 1er homme au monde à s'injecter un virus informatique

Mark Gasson, le 1er homme au monde à s'injecter un virus informatique

Nous connaissons tous les effets dévastateurs que les virus peuvent provoquer sur nos matériels informatiques. Mais si un virus informatique infectait un homme ? Impossible me direz-vous, c’est pourtant ce que Mark Gasson a essayé.

En 2010, cet ingénieur britannique s’est en effet injecté un virus informatique dans son propre corps. Plus précisément, il l’a implanté dans une puce électronique à radio-identification, ou puce RFID, située sous sa peau. Mesurant quelques centimètres seulement et disposant d’une capacité de 512Ko, les puces RFID sont de plus en plus utilisées actuellement. Notamment comme porte-monnaie électronique ou badge d’accès. Mark Gasson utilise par exemple la sienne pour s’identifier à l’entrée de son université et limiter l’utilisation de son téléphone portable à lui seul.

Mark Gasson a tenté l’expérience pour prouver qu’il est possible de corrompre les fonctionnalités de dispositifs utilisant ces puces. Il est par exemple possible, avec une puce RFID infectée, d’entrer dans un bâtiment utilisant un système de contrôle électronique des badges. Actuellement, les possibilités offertes par ce genre de procédure sont encore peu nombreuses et les risques sur la santé sont quasi-inexistants. Mais avec la vulgarisation de l’utilisation des puces RIFD, il est certain qu’à l’avenir les hackers vont utiliser ce matériel comme support de codes malveillants.

Les menaces pour la santé apparaîtront alors. Une puce corrompue par un virus pourrait par exemple émettre des ondes qui pourront dérégler le fonctionnement d’un pacemaker ou d’autres implants. Le virus pourrait même être injecté directement dans les implants au vue de l’évolution de la technologie qu’utilise ce genre d’appareils. Les conséquences seraient alors terribles.

Cette expérience montre alors qu’une nouvelle menace pourrait voir le jour. Le bio-hacking ne serait alors plus un fait de science-fiction, mais une réalité. Il faut de ce fait penser dès aujourd’hui aux systèmes de sécurité à mettre en place pour le futur.

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